SCPI : vers un rendement de 4,40 % en 2018

La pierre-papier devrait maintenir en 2018 une rentabilité moyenne attrayante, notamment grâce à une diversification croissante des actifs. La collecte nette, elle, continue de croître.

 

Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) séduisent toujours plus les épargnants. Au 1ertrimestre 2018 (T1 2018), les SCPI de rendement -par opposition aux SCPI fiscales qui permettent de réduire l’impôt sur le revenu- ont dépassé les 47 milliards d’euros de capitalisation. Les Français ont acheté pour près d’1,2 milliards d’euros de SCPI au cours des trois premiers mois.

 

Le taux de distribution moyen annuel sur un an (du T2 2017 au T1 2018 inclus) s’établit à 4,41 % et devrait se maintenir entre 4,3 % et 4,4 % en 2018 (après 4,64 % en 2016 et 4,43 % en 2017).

 

SCPI spécialisées : cap sur la santé

 

Chaque trimestre, 8.000 épargnants supplémentaires achètent des SCPI et le capital moyen augmente lui aussi : il est désormais de 69.000 euros. Ces fonds qui permettent d’acheter de l’immobilier professionnel pour quelques milliers d’euros rencontrent de plus en plus de succès auprès des particuliers.

Dans le détail, les SCPI diversifiées et spécialisées, notamment en santé, fonctionnent de mieux en mieux. Trimestre après trimestre, elles représentent une part croissante du marché ». L’immobilier de santé (Epadh, maisons de retraite, etc.) a totalisé 9 % des achats au T1 2018 (2 % seulement les six derniers mois de l’année dernière), même si les bureaux comptabilisent encore la majorité des acquisitions réalisées par les gestionnaires de SCPI (61 % au T1 2018).

 

 

Des bureaux plutôt que des commerces

 

Bonne nouvelle, les taux de vacance entre deux locataires de bureaux se réduisent et le marché a de bonnes perspectives. En revanche, il vaut mieux éviter les SCPI trop pourvues en commerces, la location étant assez chahutée ces derniers temps. Il faut rester vigilant sur le commerce il y a beaucoup de boutiques vides, même à Paris. Des consommateurs résilients face à des perspectives moins enthousiasmantes que prévues […] et les perspectives de conflits sociaux constituent les troubles fêtes de ce début d’année qui démarre de ce fait en demi-teinte.  En France en tout cas. Car l’orientation vers les marchés européens s’accentue (34% des arbitrages au T1 2018 contre 30% en 2017), alors que l’achat d’immobilier à Paris diminue. Allemagne, Espagne, Italie… les gestionnaires de SCPI traversent de plus en plus les frontières.