Hausse du nombre d’escroqueries aux placements financiers sur Internet en 2020

Les confinements et l’usage accru d’Internet a démultiplié en 2020 le nombre d’escroqueries aux placements financiers, selon un rapport commun de l’AMF et l’ACPR. 

 

Selon le site Internet Investir.fr « si 2020 a signé le retour des épargnants en Bourse, elle a aussi offert un lit de choix aux arnaqueurs. La pandémie a en effet créé des conditions propices : des épargnants à domicile avec plus de temps libre et un surplus d’épargne… » Le Pôle commun assurance-banque-épargne de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a dénombré plus de 1,3 million de visites sur son site Internet ABEIS (www.abe-infoservice.fr), soit une hausse de 16% par rapport à 2019. Les arnaqueurs ont redoublé d’ingéniosité et ciblent de multiples placements, des plus connus, tel l’or ou les livrets, aux plus incongrus, comme la chambre d’Ehpad !!!

 

« L’usage accru du numérique [constaté depuis le premier confinement] est à double tranchant, a prévenu Dominique Laboureix, secrétaire général de l’ACPR, lors de la présentation à la presse, le 16 juin, du rapport d’activité 2020. Il permet plus d’interactions entre les épargnants et les conseillers financiers, mais il a aussi entraîné une recrudescence d’arnaques ». Fausses sociétés spécialisées en SCPI ou en vente de chambres en EHPAD situées en Europe ! Pas moins de 28 sites malveillants ont ainsi été bloqués par leurs services l’année dernière (portant le nombre total à 218 depuis 2014). La plateforme téléphonique de l’ABEIS a reçu plus de 170.000 appels.

 

Le mode opératoire est bien souvent le même : les arnaqueurs appâtent les épargnants, à la recherche de rendement, via une bannière à cliquer sur un site web grand public. Ils peuvent notamment proposer des faux livrets « qui promettent des rendements très élevés et sont présentés comme des alternatives au livret A », a expliqué Claire Castanet, directrice des relations avec les épargnants et coordonnatrice du Pôle commun. « Le terme ‘livret’ est utilisé de façon générique, comme un mot clé pouvant mettre en confiance l’épargnant, pour donner une illusion de garantie », a-t-elle ensuite confié à Investir. Le préjudice moyen constaté avec ces faux-livrets s’élève à 40.000 euros.

Rappelez moi
+
Rappelez moi!